BILAN DE SESSION PARLEMENTAIRE DU PRINTEMPS 2017 : « POUR CONTINUER À SE FAIRE ENTENDRE, LA RÉGION DEVRA MAINTENIR LA MOBILISATION » - K. TRUDEL

SAGUENAY  –  Hier soir, la Chambre des communes a ajourné ses travaux parlementaires jusqu’au 18 septembre prochain. La députée de Jonquière, Karine Trudel, fait un bilan mitigé de la dernière session parlementaire qui a été marquée par un mince bilan législatif du gouvernement, surtout pour les régions.

 

« Cette session-ci, le gouvernement a continué de s’embourber dans sa rhétorique de classe moyenne mais plus les semaines avançaient, plus on avait l’impression que les libéraux sont déconnectés de la réalité, surtout en ce qui a trait aux priorités des régions comme le Saguenay—Lac-St-Jean. Toutes leurs consultations et les bains de foule du premier ministre, c’est de la poudre aux yeux pour nous faire avaler leur bilan », a affirmé Mme Trudel.

 

Pour la députée, il ne manque pas d’exemples pour illustrer que le gouvernement Trudeau semble peu préoccupé des dossiers régionaux. On a pu constater l’action tardive pour venir en aide à l’industrie du bois d’œuvre, et ce, avec un plan qui ne fournit presqu’aucun argent neuf et qui ne couvre pas les dépôts de taxes. Sans la mobilisation massive des travailleuses, travailleurs et communautés, la députée croit d’ailleurs que rien n’aurait été fait de la part du gouvernement.

 

Le dossier du papier surcalandré a également semblé se perdre dans le partage de compétence entre les ministres du Commerce international, des Affaires étrangères et des Ressources naturelles. Ce dossier est toujours stagnant et les réponses tardent à rassurer les travailleuses et travailleurs, 10 mois après qu’ils se soient fait promettre une solution lors de la visite de la ministre Freeland à Jonquière l’an dernier.

 

Quant à son projet phare de la session, la Banque d’infrastructure, non seulement le gouvernement risque-t-il une ingérence possible dans les compétences québécoises, mais il s’agit également d’une structure qui sera fondamentalement mal adaptée aux besoins hors des grandes villes. De plus, les projets financés transféreront les coûts aux usagers avec des péages et des tarifs, et ce, au profit des investisseurs privés. Cette privatisation à peine camouflée des infrastructures publiques est inquiétante.

 

« C’est facile d’annoncer 180 milliards en infrastructures dans vingt ans et des avions de chasses pour Bagotville pour lesquels l’appel d’offre ne sera pas lancé avant 2019... La réalité, c’est que le gouvernement a des résultats à livrer durant le présent mandat et que dans l’état actuel des choses, on ne peut pas se fier aux libéraux pour défendre nos enjeux régionaux. Pour continuer à se faire entendre, la région devra maintenir la mobilisation », de conclure Mme Trudel.

 

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