BOIS D’ŒUVRE : L’INQUIÉTUDE GRANDIT FACE À L’ABSENCE DE PROGRÈS DANS LES NÉGOCIATIONS

OTTAWA – Vendredi dernier, la Presse canadienne a fait état de l’absence totale de progrès dans les négociations sur le bois d’œuvre avec les Américains. Face à ces échos peu encourageants, la députée de Jonquière Karine Trudel a de nouveau interpellé le gouvernement aujourd’hui sur cet enjeu crucial pour les 5000 emplois liés à la foresterie dans la région.

 

« Bien que les négociateurs canadiens aient rencontré leurs homologues Américains la semaine dernière, on nous dit qu’aucun progrès n’a été fait et qu’il n’y a aucune autre date de fixée. Avec les élections américaines qui arrivent, les analystes sont peu optimistes de voir une entente être conclue avant l’échéance », a déclaré Mme Trudel à la Chambre des communes.

 

Pour la députée, l’article de la Presse canadienne illustre très bien le danger qui guette l’industrie forestière régionale et nationale. On y rapporte que les Américains veulent des quotas et que pour eux, la date butoir pour une entente-cadre serait le 18 juin, soit dans moins de trois semaines. L’analyste de la CIBC Hamir Patel parle même de la possibilité de subir des tarifs douaniers de l’ordre de 25 à 30% dès cet automne advenant l’échec des négociations, ce qui serait catastrophique pour les usines de sciage du Saguenay-Lac-St-Jean.

 

Les représentants syndicaux Pascal Cloutier et Daniel Leblond (Unifor) ont également tenu à exprimer leurs inquiétudes suite à ces nouvelles informations.

 

« Depuis 2013, le Québec a adopté un nouveau régime forestier qui a justement été élaboré en tenant compte des revendications américaines, a mentionné M. Cloutier. Avec ce qu’on entend filtrer des négociations, les travailleurs commencent à être de plus en plus inquiets, et avec raison. Une entente avec des quotas ou des tarifs ne nous permettra tout simplement pas de protéger nos emplois, pas plus que des nouvelles attaques tarifaires des Américains. L’heure est grave. »

 

« Je ne veux pas être alarmiste, mais quand on prend un peu de recul et qu’on dresse un portrait réaliste de la situation, on ne peut qu’être inquiets. On connait l’historique des Américains. Quand une situation leur déplait, ils agissent unilatéralement et attendent que nos usines ferment sous le poids des tarifs. Ils l’ont déjà fait pour le bois et sont présentement en train de répéter le même stratagème avec le papier surcalandré. Il faut éviter que le schéma se répète et protéger coûte que coûte nos travailleurs et notre industrie face à ces pressions indues », de conclure Mme Trudel.

 

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