BOIS D’ŒUVRE : UNE 5e GUERRE COMMERCIALE DE PLUS EN PLUS PROBABLE; TRUDEAU DOIT AGIR

OTTAWA – Depuis l’intervention de la députée Karine Trudel en chambre la semaine dernière concernant les négociations dans le dossier du bois d’œuvre, de plus en plus de rumeurs inquiétantes ont fait leur apparition dans les médias nationaux. Aux dernières nouvelles, l’intransigeance des Américains serait en voie de mener l’industrie forestière vers un nouvel épisode de guerre commerciale.

 

Face à ce mur, la députée de Jonquière a discuté aujourd’hui avec la ministre du Commerce international Chrystia Freeland de l’enjeu. Suite à cet échange, Mme Trudel en est venue à la conclusion que le Premier ministre Trudeau doit agir et s’impliquer personnellement dans les négociations afin d’obtenir un accord qui protégera notre industrie.

 

« C’est assez. Le gouvernement doit défendre nos emplois, notre industrie, nos intérêts. Le Premier ministre doit s’engager dans le processus et appeler son homologue américain avant qu’il ne soit trop tard. Il doit également s’engager à ne céder à aucune menace ni aucun chantage injustifié et illégitime de la part de nos voisins du sud », a déclaré Mme Trudel.

 

Les informations sur les négociations ont commencé à émerger le 27 mai dernier dans un article de la Presse Canadienne. Une question posée en chambre le 31 mai dernier par Mme Trudel a mené le journal Inside Trade U.S. à interroger un représentant américain qui a affirmé, le 2 juin, que « même si des différents demeurent, les négociateurs américains et canadiens ont réaffirmé leur engagement à voir si un accord peut être conclu. » Finalement, lundi, Radio-Canada a publié un article hier dans lequel le spécialiste Carl Grenier, qui a donné une conférence dans la région le 15 mars dernier sur le sujet, affirmait que « les Américains n'ont présenté que la position de leur industrie et ça ne changera pas. »

 

« Nous avons déjà vécu une crise au début des années 2000 et le résultat net a clairement été négatif. S’en est suivi l’entente de 2006 qui, avec la crise économique, a fait encore une fois mal à notre industrie. Une nouvelle guerre commerciale sera encore pire car avec le nouveau régime forestier, la fibre est déjà payée à son juste prix par les transformateurs. Si on ajoute une surtaxe de 25%, c’est impossible que notre industrie forestière, dans sa forme actuelle, survive à long terme », a affirmé Mme Trudel.

 

– 30 –

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec : 

Bureau de circonscription : 418-695-4477 ou karine.trudel@parl.gc.ca