Rentrée parlementaire: l'automne sera un point tournant du libre-échange pour le Canada et la région

OTTAWA  –  Aujourd’hui, dans le cadre de la rentrée parlementaire à Ottawa, la députée de Jonquière et porte-parole adjointe du NPD en matière de commerce international Karine Trudel a questionné le gouvernement en Chambre d’entrée de jeu sur un sujet qui sera un point central de la session d’automne : les ententes de libre-échange et les impacts qu’elles auront au cours des années à venir.

 

« Comme je le fais depuis trois ans, j’ai l’intention de poursuivre mon travail à Ottawa pour défendre la région, par exemple en exigeant du gouvernement qu’il respecte ses engagements en matière d’infrastructures. Par contre, on constate qu’aucun autre enjeu ne sera aussi structurant pour l’avenir que celui du libre-échange. Pensons-y : nous sommes présentement dans un contexte où se développent simultanément une entente en négociation (ALENA), une entente en processus de ratification (Partenariat transpacifique global et progressiste - PTPGP) et une entente qui commence déjà à faire sentir ses effets négatifs (AECG) », a commenté Mme Trudel.

 

Alors que les discussions entourant l’ALENA ont suscité beaucoup de nervosité au cours des derniers mois, surtout en raison des rumeurs faisant état de nouvelles concessions possibles dans la gestion de l’offre et de l’exemption culturelle, les deux autres ententes sont plutôt passées sous le radar. Or, cela est sur le point de changer alors qu’un an après l’entrée en vigueur de l’AECG, les effets semblent jusqu’ici être à l’avantage de l’Union européenne. De plus, le projet de loi C-79 pour implémenter le PTPGP sera débattu cette semaine à la Chambre des communes.

 

Rappelons que le PTPGP est une entente qui avait été négociée par le gouvernement conservateur qui a été récupérée par les libéraux. Le Partenariat implique entre autre des concessions pour les secteurs sous gestion de l’offre (3,25% pour le lait, 2% pour les œufs, la volaille et le poulet), l’absence d’exemption culturelle et aucune mesure progressiste contraignante pour les signataires.

 

« Tout l’été, les gens m’ont interpellé pour me parler de leurs inquiétudes par rapport aux négociations de libre-échange, mais surtout sur les conséquences de ces ententes qui sont de plus en plus opaques, pour des résultats de plus en plus mitigés. Le commerce international est important dans notre économie, mais le gouvernement devrait prioriser des accords véritablement progressistes, modernes et surtout équitables pour nos travailleurs et travailleuses. Cet automne, j’ai bien l’intention de le marteler », de conclure Mme Trudel.

 

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